Le pot de départ, ou de la torture traditionnelle !



Imaginons des néons tranchants qui grésillent au dessus d’une bande d’yeux avidement fixés sur les plateaux de petits fours qui scintillent dans ces estomac creusés par un après-midi pâle que l’on vient de lessiver derrière nos ordinateurs.
Des langues torturées par l’imminence de la douceur âcre d’une gorgée de champagne hibernant dans une flûte en plastique.
Des corps dégondés et cousus aux murs de la salle de réunion encore habitée par cette odeur capiteuse d’une fin de réunion.
Des oreilles tendues assoiffées d’un discours long et rampant qui s’assoupi sur une feuille de papier tremblante.
Et enfin la délivrance, l’hôte tempe ses lèvres dans sa flûte sourde et enfourne goulument une mini-pizza. Les convives se jettent sur les petits-fours qu’ils avaient repérés il y a déjà 23 minutes et engloutissent les gobelets en plastique.
Mais pourquoi l’être humain s’inflige-t-il de telles épreuves ?

1 commentaire:

Unknown a dit…

et dire que je quitte Et*pes vendredi soir...